on passe notre temps à courir, courir après le rêve, l'amour, l'inatteignable, l'insaisissable,
on essaie, encore et encore, en vain, on se détruit, on se consume,
sous l'effet de l'effort, trop d'effort pour peu de réussite.
on se raccroche à de l'illusion, l'illusion de ce que le monde pourrait nous offrir.
simplement, le monde est à chier.
la parcelle de bonheur est minime face aux désespoir chaque jour contemplé par nos yeux éblouis.
pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer... on peut pas faire simple.
on en veut toujours plus, on doit donner toujours plus, etre le meilleur, la meilleure, dans tout,
tous les domaines, exploiter, cultiver l'intelligence, la démence du travail bien fait,
du travail trop bien fait. atteindre le parfait, pour se donner les meilleurs chances.
allez trouvez ca, l'integrer dans vos tetes, alors qu'il faudrait déjà TOUT SAVOIR de notre avenir,
à la sortie de l'école obligatoire, tant de portes autour de nous, des possibilités multiples,
toujours plus, des ouvertures de tous les cotés, ne sachant plus où donner de la tete...
que très peu ne s'ouvrent...la société elle aussi, elle est à chier !
pourquoi on ne pourrait pas vivre des choses simples, des petits plaisirs de la vie qui nous font par moment sourire, simplement, l'air de rien, trahissant l'ombre dans laquelle on vit, à la flamme des bougies, vacillante.
un ciel bleu, un rayon de soleil, un peu de chaleur, ou de chaleur humaine,
les bras du ciel vierge de tout nuage, les bras d'une personne qu'on aime, qui nous fait pendant quelques instants quitter le sol.
parfois je voudrais crier... simplement crier... vider mes poumons de toute cette air polluée par cette illusion qui nous tient...
partir, loin d'ici, tant qu'il est encore temps, commencer une vie nouvelle,
SIMLPEMENT.